Dans le cadre du cycle consacré aux revues, organisé par Livraisons - Festival de la revue et la Librairie Le Bal des ardents, nous avons le plaisir de vous inviter à la présentation du sixième numéro de Larevue* (des arts du langage, et quelques autres).

 

Larevue*

Jeudi 21 juin 2018 à 19 heures

Librairie Le Bal des ardents 17 rue Neuve 69001 Lyon

 

Avec Mathieu Nuss, écrivain, directeur de larevue ; et Hervé Bauer, écrivain, poète, contributeur du dernier numéro.

 

Entrée libre dans la limite des places disponibles

 

 

Initiales, revue d’art et de recherche éditée par l’École nationale supérieure des beaux-arts de Lyon,
est fière de consacrer sa onzième livraison à cette figure majeure de la sculpture contemporaine qu'est Isa Genzken.

 

Pour fêter la plasticienne berlinoise, la revue Initiales met à l'honneur plusieurs générations d'artistes inspirés par l'univers de Genzken.

Les travaux d'Alexandra Bircken, Camille Blatrix, Jean-Alain Corre, Audrey Dazelle, Jordan Derrien, Rachel Harrison, Renaud Jerez, Florence Schmitt, Armando Andrade Tudela et Sarah Tritz y entrent ainsi en dialogue avec le regard de critiques et de curateurs, tandis qu'une série d'articles théoriques signés Benjamin Buchloh, Bernhard Rüdiger ou Pierre Tillet examine l'œuvre proprement dite de la sculptrice, depuis les Ellipsoïdes impeccables de 1976-1982 jusqu'aux récentes séries humoristiques de Néfertiti à lunettes, en passant par la réflexion sur l'espace social que traduisent ses nombreux projets architecturaux.

Au cœur de cet Initiales IG, on trouve enfin, bien sûr, une rencontre avec l'artiste elle-même, et de précieux entretiens avec ceux qui l'ont côtoyée, dont Kim Gordon ou Paul Groot.

Lancement mercredi 6 juin à 18h30
au Musée d'art contemporain de Lyon,

 

En présence de :

- Emmanuel Tibloux, directeur de la publication et de la rédaction
- Éric Loret, rédacteur en chef de ce numéro
- Sarah Tritz et Bernhard Rüdiger, rédacteurs en chef associés au numéro
- Marine Leleu et Clément Faydit, design graphique

Entrée libre dans la limite des places disponibles. 

 

 

 

par Catherine Goffaux

 

Il faisait froid et venteux à Villefontaine (Isère), le 30 mars, autour de 18 heures, avant que vers 19 heures, un soleil couchant extravagant inonde la salle des mariages de la mairie où se célébrait la sortie du premier des Cahiers  Butor. « Sortie », ici, n'est pas très adéquat. En réalité, ce Cahier, édité par Hermannne sera en librairie ou servi aux soucripteurs et abonnés que le 1er juin. La date retenue pour ce lancement se voulait proche du calendrier du Printemps des Poètes bien qu'anticipant légèrement celui de l'éditeur et du distributeur.

 

LIVRAISONS. Festival de la revue -  4ème édition

DU 26 au 29 avril 2018 - 4 jours, 4 lieux à Lyon

Musée des Beaux-Arts - Bibliothèque de la Part-Dieu 
Musée d'Art contemporain - Le Périscope

 

LECTURES / SPECTACLE / DIALOGUES / CONFERENCES / PERFORMANCES / CARTES BLANCHES

ESPACE LIBRAIRIE : "LE PLAISIR DU TEXTE" - NEUF ET OCCASION - FABRICE SIVIGNON

 

 

L’essor des techniques numériques a considérablement bouleversé l’accès du citoyen au savoir et a modifié en profondeur ses façons de s’informer et de débattre. Le réseau induit de nouvelles formes de communication, ultra rapides, et une circulation horizontale des idées, rhizomique. Dans ce nouveau contexte, qui donne l’apparence d’un accroissement des principes démocratiques, les géants du Web, incarnés par les GAFA, mènent un combat agressif pour gérer les données personnelles des utilisateurs d’Internet, et perfectionnent des algorithmes hiérarchisant les données selon des critères d’audience et donc de monétisation. En parallèle, les revues, situées dans une économie et un écosystème spécifiques, résistent bien à cette vague numérique, d’où leur légitimité accrue. Celles qui ont fait le choix de la dématérialisation ont su trouver des niches au sein d’Internet pour échapper à la normalisation, et font preuve d’une remarquable inventivité. Quant aux revues qui continuent à publier des livraisons papier - elles n’ont jamais été aussi nombreuses qu’aujourd’hui -, elles défendent un autre rapport au temps, prennent du recul, adoptent une distance critique : ce sont des plateformes d’élaboration de la pensée et de la création qui répondent à une attente.

En 2018, le Festival de la revue se déploie à nouveau dans quatre lieux culturels complémentaires, représentatifs du large spectre thématique et disciplinaire abordé par les revues - littératures, arts, sciences humaines et sociales -, ainsi que de leur caractère hybride et singulier, puis de leurs qualités intellectuelles et visuelles : le Musée des Beaux-Arts, la Bibliothèque municipale, le Musée d’Art contemporain et le Périscope. Qu’elles soient spécialisées ou transversales, expérimentales ou historiques, collectives ou uninominales, aux titres programmatiques ou énigmatiques, toutes se vouent à l’approfondissement, à l’exploration et à la médiation. De Mai 1968 à Arte Radio, de Marcelin Pleynet à Nathalie Quintane, des musiques contemporaines à l’histoire de Souffles, cette 4e édition réserve de beaux moments de partage et d’échange en compagnie des revues.  


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LIVRAISONS. Festival de la revue -  4ème édition

DU 26 au 29 avril 2018 - 4 jours, 4 lieux à Lyon

Musée des Beaux-Arts - Bibliothèque Part-Dieu 
Musée d'art contemporain - Le Périscope

 

 

Marcelin Pleynet invitée de la soirée inaugurale

Le plus court chemin de Tel Quel à L’Infini 

 

En dialogue avec Pascal Boulanger

Lectures par Anne Alvaro

 

Jeudi 26 avril 2018 à 19 heures 30
Musée des Beaux-arts 20 place des Terrreaux 69001 LYON
Entrée libre

 

Le plus court chemin de Tel Quel à L’Infini : tel est le titre de l’un des neuf volumes, publié en 1997, du Journal littéraire de Marcelin Pleynet, qui a participé à l’aventure des deux grandes revues, l’une décisive pour l’histoire littéraire, Tel Quel (94 numéros de 1960 à 1982), la seconde encore active, L’Infini (142 numéros de 1983 à aujourd’hui), suivies de deux collections éponymes considérables (« Tel Quel », 73 titres, et « L’Infini », 224 titres). D’une part, L’Infini s’est opposé à Tel Quel en renonçant au projet révolutionnaire dont la revue se réclamait au temps du structuralisme, de l’écriture textuelle et du matérialisme sémantique. Mais par ailleurs, par ce renoncement même, L’Infini rend possible la reprise, la relève de ce même projet – poétique, philosophique et politique – sous la forme nouvelle qu’appelle l’époque actuelle. Quant aux relations entre revue et collection, elles ont établi un modèle sans doute assez unique dans le champ de la littérature contemporaine. Héritier de Rimbaud et de Lautréamont, auxquels il a consacré des études, Marcelin Pleynet a été l’un des premiers écrivains à être publiés dans ces deux collections, avec Provisoires amants des nègres, son premier recueil poétique, en 1962, Paysages en deux suivi de Les Lignes de la prose, en 1963, et avec Fragments du choeur – vers et proses, en 1984. Poète, romancier, diariste, essayiste et critique d’art, il a confié de très nombreuses contributions à des dizaines de revues tout au long de ces soixante dernières années. Ce dialogue permettra de retracer sa trajectoire littéraire et intellectuelle en compagnie des revues, depuis l'expérience d'Ecrire à la fin des années 1950, et de parcourir sa très riche bibliographie avec, en toile de fond, le "dégagement rêvé" rimbaldien. Le Musée des Beaux-Arts est un écrin privilégié pour écouter l’auteur de L’Enseignement de la peinture (1971), d’Art et Littérature (1977), de Situation de l’art moderne : Paris-New York (1978), et de Les Etats-Unis de la peinture (1986), critique engagé, proche de Support-Surface, qui favorisa le dialogue entre l’art américain et européen. 

 

Rencontre ponctuée par les lectures de la comédienne Anne Alvaro

 

 

 

 

Marcelin Pleynet (1933) a publié une quinzaine de recueils de poésie, de multiples essais sur l’art et la littérature, six romans et neuf volumes de son Journal littéraire. Il a été directeur gérant et secrétaire de rédaction de Tel Quel de 1963 à 1982 (éditée par le Seuil). Il est devenu en 1983 secrétaire de rédaction de L’Infini dirigée par Philippe Sollers (publiée par Denoël, puis par Gallimard). Il a occupé la chaire d’esthétique de l’École nationale supérieure des Beaux-Arts de Paris de 1987 à 1998 : les éditions de l’école ont d’ailleurs publié en 2012 ses Essais et conférences de cette période d’enseignement. Art press a édité en 2017, dans sa collection « Les grands entretiens », une dizaine d’entretiens donnés par Marcelin Pleynet à la revue entre 1973 et 2005. En 2008, il a co-signé avec Florence D. Lambert un film consacré à sa vie et à son oeuvre, Vita Nova. La lecture de son Journal intime prouve, comme il le dit lui-même, que la vie d’un écrivain n’est jamais riche que de malentendus. 

 

Pascal Boulanger est poète et critique littéraire. Il a coordonné le numéro 9/10 de la revue La Polygraphe (octobre 1999) consacré, en partie, à Marcelin Pleynet. Il s'est entretenu avec lui au sujet de Rimbaud dans le magazine artpress en 2005 (numéro 312) et il lui a consacré un long article : « Pleynet en son temps » dans le numéro de la revue Faire Part intitulé « Itinéraires de Marcelin Pleynet » en 2012 (numéro 30/31). Pascal Boulanger a collaboré à de nombreuses revues dont Action poétique, Art Press, CCP, Europe, La Polygraphe... Derniers livres publiés : Confiteor : carnets (Librairie éditions Tituli), Guerre perdue (éditions Passage d'encres), et Mourir ne me suffit pas (Editions de Corlevour). Les éditions Tinbad publieront en octobre prochain une anthologie critique de ses recueils poétiques.