Informations pratiques et ressources pour la création et la commercialisation d’une revue


Cette « boîte à outils » est une version réduite des informations qui figurent sur le site de l'association Ent'revues (rubrique « Nos activités », « Guide des revues »). Le conseil et l'expertise comptent parmi les missions d'Ent'revues. 

En collaboration avec l'ARALD, Livraisons a réalisé un Petit Guide pratique de la revue qui synthétise les principales informations devant permettre une meilleure collaboration entre revuistes, libraires et bibliothécaires.

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Statut juridique
La structure juridique la plus simple et la plus communément utilisée est l’association. Toutes les informations figurent sur le site : service-public.fr/associations.
Ce même site informe de la marche à suivre pour toute modification des statuts.
L’objet de l'association ne doit pas être trop restreint au cas où elle serait amenée à publier des livres.
L'association doit obtenir un numéro de SIRET (réclamé par les institutions qui distribuent des subventions). Il s'obtient par une démarche auprès de l'INSEE : www.service-public.fr/


Premières formalités

Choix du titre

Il est indispensable de s’assurer que le titre choisi n’est pas déjà pris. L'homonyme qui prouve son antériorité a toujours gain de cause (faire une recherche – sur n'importe quel moteur de recherche –, interroger des bases bibliographiques dont celle d’Ent’revues et celle de la BNF).
Eviter les typographies trop sophistiquées : elles compliquent la recherche sur internet et le référencement.


ISSN
L’ISSN est un code international normalisé qui permet d’identifier une publication en série (et non chacune des livraisons).
Pour l’obtenir, il suffit d’effectuer le dépôt légal du premier numéro à la Bibliothèque Nationale de France, qui, en échange, communique l'ISSN de la revue (à apposer sur la 4e de couverture).


Dépôt légal
Obligatoire, il consiste en l’envoi à la BNF d'un exemplaire de la publication.
La déclaration initiale au dépôt légal et le formulaire pour la déclaration globale annuelle se trouvent sur le site de la BNF :


ISBN et code barre
L'ISBN n'est pas obligatoire. Mais il est un élément important pour la commercialisation en librairie. Il sert à identifier un article unique (il change pour chaque ouvrage ou pour chaque revue, contrairement à l’ISSN).
Les libraires se servent des codes barres pour enregistrer physiquement les ouvrages et pour les vendre. Si la revue ne dispose pas d’ISBN, les libraires devront créer un code spécifique afin de distinguer chaque numéro particulier.
Pour obtenir un ISBN, s’adresser à l’AFNIL (Agence Francophone pour la Numérotation Internationale du Livre).
Le code barre peut être généré par un logiciel à partir de l’ISBN. Plusieurs logiciels libres sont disponibles. Exemple : www.codebarre.be/


Régime fiscal
Comme les livres, les revues bénéficient d’un taux de TVA réduit à 5,5%.
Certaines, si elles reçoivent un agrément de la Commission paritaire des publications et agences de presse, peuvent même bénéficier du taux particulier de 2,1%, ainsi que de tarifs postaux spécifiques.
Pour obtenir un agrément de la Commission paritaire, il faut respecter un certain nombre de critères (régularité de parution, part significative réservée à l’actualité…), ce régime spécial étant conçu pour la presse. Pour en savoir plus, aller sur le site de la Commission paritaire des publications et agences de presse (CPPAP).

Une association à but non lucratif peut choisir d’être dispensée de TVA.
Pour s’informer des modalités d’exonération : www.associations.gouv.fr
Il faut alors porter sur les factures émises par l'association la mention « TVA non applicable : art. 293b du Code général des impôts ».


Choix de l’imprimeur
Il faut demander un devis à plusieurs imprimeurs (comparer différentes revues et relever leur « achevé d’imprimer »).
Outre le montant du devis, il faut tenir compte du mode de fabrication (impression traditionnelle – offset – ou impression numérique), des capacités de conseil de l'imprimeur, du délai d’impression et de livraison, de ses capacités de stockage et de routage.
L’impression numérique, d'excellente qualité, plus économique, convient pour les tirages de quelques centaines d’exemplaires (300 à 500 exemplaires au maximum). Au-delà, choisir l'offset. Demander à l'imprimeur pressenti un devis pour chaque type d'impression.


Prix de revient et prix de vente
Le prix de vente de la revue doit tenir compte de tous les frais liés à la circulation et à la commercialisation. En cas d'envois par la poste, anticiper les frais postaux ainsi que les coûts d’emballage.
Il existe des tarifs spéciaux pour les livres et les brochures, donc pour les revues. Pour les abonnements : distinguer un tarif France et un tarif Etranger afin de lisser le poids des frais postaux. Détails sur le site www.laposte.fr
Les différents intermédiaires qui peuvent intervenir dans la commercialisation de la revue prélèvent une commission : l’ensemble des remises ainsi consenties peut s’élever à plus de 55% du prix de vente.
Sur le tirage global, un nombre significatif d’exemplaires ne sera pas proposé à la vente et n'apportera aucune recette : les exemplaires d’auteur (de 2 à 3), les services de presse et d’hommages, le dépôt légal, éventuellement les exemplaires justifiant de la reproduction d’œuvres, de la publication d’extraits, enfin les exemplaires destinés au financeur potentiel.
Il est judicieux d’en tenir compte en fixant le prix de vente et le tirage. A cela s’ajoute une forte probabilité que l’intégralité du tirage ne s’épuise pas rapidement, en tout cas, pas avant la mise en vente du numéro suivant.
Générer une trésorerie convenable pour la production d’un numéro à venir suppose de peser ces différents paramètres.
Les éditeurs privés à vocation commerciale appliquent des cœfficients multiplicateurs (prix de vente/prix de revient) variables, oscillant entre 5 et 8 environ, parfois plus.
Les revues à vocation non commerciale n’ont évidemment pas les mêmes charges, ni, le plus souvent, vocation à dégager des salaires.
Un raisonnement économique convenable conduit à multiplier le prix de revient unitaire de l’exemplaire au moins par 3, voire 4. Attention ! : un gros tirage réduit le prix de vente unitaire, mais élève la facture de l'imprimeur, alourdit les stocks ; une subvention permet de modérer le prix de vente unitaire, mais elle est aléatoire dans son octroi et dans son montant ; une revue ne doit pas se déprécier en se « sous-vendant ».


Quel tirage ?
– Trop modeste, il fait l’impasse sur tous les numéros « hors-vente » et même si tous les autres numéros sont vendus, leur recette ne pourra aucunement compenser les dépenses engagées. Oublier donc les tirages à moins de 300 exemplaires... d’autant qu’un financeur potentiel aura ses propres exigences quant à la diffusion.
– Trop important, il relève d'un raisonnement économique biaisé. Un tirage important suppose une capacité de diffusion à la hauteur.
Le site du Syndicat National de l’Edition propose des exposés très détaillés et très clairs sur le métier d’éditeur, depuis la fabrication de l’ouvrage jusqu’à sa mise en vente, ainsi que sur les usages de la profession et un glossaire des termes techniques les plus fréquemment utilisés.

Commercialisation de la revue
Le système du dépôt
Par défaut de diffuseur et de distributeur, beaucoup de revues utilisent le système du dépôt-vente chez le libraire.
La remise sur les ventes de la revue se discute avec le libraire. Dans les usages, sa fourchette se situe souvent de 33% à 35%. Mais le libraire peut exiger davantage pour effectuer le suivi spécifique demandé et vouloir que ce service soit rémunéré : la remise peut atteindre 40%.
Le système du dépôt a divers inconvénients et limites.
Il suppose du côté du revuiste un suivi et une vigilance sans faille : relever le dépôt, le renouveler si tous les exemplaires sont vendus, facturer les ventes (et éventuellement relancer le libraire). Travail à renouveler à chaque parution.
Couvrir l’ensemble du territoire avec ce système artisanal est difficile.
Mais peu à peu cette collaboration entre animateur de revue et libraire peut se révéler un système fécond permettant petit à petit de gagner de nouvelles librairies – internet en ce domaine s’avère un allié utile.


Diffusion et distribution
– Le distributeur assure la gestion physique des ouvrages : il en gère les stocks et les flux. Il reçoit du libraire ou du diffuseur les commandes, en assure le suivi et la facturation. Il reçoit les retours (invendus) et recouvre les créances.
– Le diffuseur présente les nouveautés aux libraires. Il peut, outre les visites physiques, enrichir son travail de promotion par l’envoi de lettres électroniques. Son activité est coûteuse, elle suppose une équipe de représentants assez fournie si le diffuseur prétend couvrir l’ensemble du territoire et les points de vente de qualité.
Si l'on ajoute la remise du libraire (de 33 à 40%) au circuit diffusion/distribution, ce sont entre 55 et 57% qui sont prélevés sur le prix de vente public.
Il n’est pas simple pour une revue au tirage modeste de séduire un diffuseur.
Il existe des diffuseurs spécialisés (Dif’Pop en particulier), des structures un peu en forme coopérative (R-diffusion, ouvrages sur l’art), des structures attentives aux revues (Les Belles Lettres, Pollen), mais l’afflux de demandes les contraint à se montrer exigeants à l’égard des prétendants. En outre, les diffuseurs souhaitent une cohérence entre toutes les productions de leur catalogue.
Avant de choisir un diffuseur, s'informer sur sa structure : combien de représentants ?, combien de visites chaque année au réseau des libraires ?, quelle estimation de la mise en place en librairie ?, quels autres outils d'information ?, quel délai de règlement des ventes réalisées ?
 Un diffuseur, afin de pouvoir effectuer correctement son travail de prospection, demande des éléments de contenu de la revue plusieurs mois en amont (de 3 à 6 mois).
Le travail du diffuseur peut être accompagné de présentations de la revue par ceux qui la font chez les libraires où elle est absente, à condition de renvoyer ces derniers vers le diffuseur ; il peut l'être aussi par une soirée à l'occasion de la sortie d'un numéro.
Si ne vendre que quelques dizaines d’exemplaires en librairie suffit, les services coûteux d’un diffuseur ne sont pas nécessaires.
A propos du distributeur et du diffuseur, regarder le site du Syndicat National de l’Edition.
Le journal professionnel Livres Hebdo édite chaque année un annuaire des diffuseurs et distributeurs.
– Dif’pop, le seul diffuseur spécialisé en revues : plus de cent titres à son catalogue : difpop.com
Depuis début 2015, Pollen, diffuseur/distributeur de très nombreuses petites maisons d’édition indépendantes, a repris Dif’pop : www.pollen-diffusion.com
– R-diffusion, structure associative créée à Strasbourg, spécialisée dans l’art contemporain :
www.r-diffusion.org
– Les Belles Lettres diffusion/distribution : sans doute le plus beau catalogue de diffusion de l’édition de qualité.
– Scopalto est le premier kiosque numérique consacré à la production de revues et de magazines. D’abord dédié à l’art, il s’est largement ouvert à tous les univers thématiques. Vitrine renouvelée à chaque livraison pour toutes les publications qu’il accueille, il offre la possibilité d’y vendre sa revue sous format PDF.
Selon les thématiques, l’ambition du projet, d’autres pôles de diffusion/distribution peuvent être trouvés.

- Dilicom: se faire référencer sur cette base de données de livres intégrée pour les revues assurant elle-mêmes leur diffusion-distribution: informations sur Cyber Scribe puis Ediweb comme proposé. 

 


Les contrats d’éditeur
Intégrer une maison d’édition pour bénéficier de son système de commercialisation, pour apparaître dans son catalogue, pour alléger les tâches administratives est une solution enviable, elle ne doit cependant pas dispenser d’une certaine vigilance à la signature du contrat d’édition, l’éditeur physique de la revue devenant son directeur de publication, donc son responsable légal.
Il convient de s’assurer que le titre continue à appartenir à la revue ; de garder la maîtrise de la maquette, du contenu ; de préciser qui se charge de la mise en page ; de décider à qui appartiennent les stocks de la revue ; en cas de rupture, la revue devra-t-elle racheter ses stocks ? Egalement dans ce cas, la revue obtiendra-t-elle l’ensemble des fichiers commerciaux et le fichier des abonnés (si l'éditeur se charge de leur gestion). Est-ce l'éditeur ou la revue qui porte les demandes de subventions ? Si c’est l’éditeur, en sera-t-il le bénéficiaire exclusif (pour l’impression et la gestion de la publication) ? Ou la revue pourra-t-elle en bénéficier pour partie (organisation de soirées, participation à des salons, édition d’une plaquette promotionnelle) ? Comment les recettes sur les ventes se répartissent-elles ? La revue disposera-t-elle d’exemplaires gratuits ? Combien de mois à l'avance la revue devra-t-elle fournir des éléments de contenu ?
Consulter le site du Syndicat National de l'Edition.

Périodicité

Un rythme trimestriel (qui suppose d'avoir, à la parution d’une livraison, au moins un numéro largement constitué, voire deux numéros en chantier) est difficile à tenir. Tout retard risque de pénaliser la publication aux yeux de l'éditeur, du diffuseur, comme des abonnés. Le respect d’une parution régulière est aussi l'une des conditions du renouvellement d’une subvention.
 Une revue qui ne sort qu'une fois par an est-elle toujours une revue ? Comment générer une fidélité, donc des abonnements, avec une publication aussi rare ?


Les contrats d’auteur
Trop de revues, sous prétexte que, le plus souvent, elles ne rémunèrent pas leurs auteurs, se dispensent de leur signer un contrat de publication. Pourtant cette formalité est à la fois légitime et utile.
En dehors de sa publication dans sa version papier, l’article connaîtra assurément un destin numérique (mise en ligne et, plus amplement, numérisation du contenu de la revue) : par contrat l’auteur cède à la revue le droit de procéder à l’édition de son travail sur ce nouveau support.
Si le droit d’exploitation (de représentation et de reproduction) relève d’une relation contractuelle, le droit moral lui est imprescriptible, perpétuel et inaliénable. Ce qui veut dire qu’un auteur ou ses ayants-droit peuvent, quand ils le veulent, interdire l’exploitation d’une œuvre, fût-elle dans le domaine public.
Le site Le Portail du livre, la SGDL (Société des Gens de Lettres) : www.sgdl.org, 
la SCAM (Société civile des auteurs multimédia) : www.scam.fr proposent des modèles de contrat.
Le « Guide des revues » d'Ent'revues propose un modèle de lettre-contrat type.


Les sources de financements
Aucun financeur n’a vocation à devenir l'éditeur de la revue : son rôle est de la soutenir. Sa part, bien souvent indispensable dans le besoin de financement, doit rester modérée. Au-delà d’une demande excédant 30% des coûts globaux, ce projet est mal pensé économiquement.
Il existe pour les revues culturelles au sens large différents interlocuteurs possibles :
Le CNL (Centre National du Livre) qui, bon an mal an, soutient plus de 200 revues. Un certain nombre de critères d’admissibilité à l’aide doivent être observés pour prétendre à une aide. Depuis quelques années, le CNL s’engage dans le soutien au numérique : en aidant la création de revues en ligne, en apportant son aide à la numérisation rétrospective. Une commission thématique, qui se réunit en octobre de chaque année, examine les dossiers et émet un avis sur le montant de l’aide. Les dossiers doivent être déposés au plus tard le 20 juin.
Site du CNL (nombreux liens vers d’autres structures, régionales par exemple).
En régions, certaines structures régionales du livre proposent des politiques de soutien aux revues. Si toutes n’apportent pas un soutien financier direct, elles peuvent cependant aider à participer à différents salons à vocation nationale, voire internationale. Toutes éditent des annuaires des éditeurs de leur région. Elles organisent des sessions de formation sur divers aspects de l’édition afin de professionnaliser les acteurs du secteur. Sur leur site, la plupart proposent des ressources importantes (annuaires de bibliothèques et de librairies, fiches juridiques, etc.)
La FILL (Fédération Interrégionale du Livre et de la Lecture), qui rassemble ces structures, centralise des ressources (documents, enquêtes, etc.) et permet également d’y accéder.
La Région Ile-de-France a mis en place depuis plusieurs années une politique importante de soutien à l’édition indépendante dont bénéficient plusieurs dizaines de revues. Une des originalités de son dispositif est l’aide à la création de revues sur projet : aides-regionales-appels-projets   
Contact : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.


La demande de subvention
Selon les institutions, les documents à remplir sont plus ou moins complexes.
La crédibilité repose, d’abord, sur la prise en compte d’informations contenues dans le document : frais d’impression, tirage, prix de vente, observation de quelques règles de base.
Présenter des budgets anticipés équilibrés – c’est une obligation – en intégrant d’autres éléments qui dessinent la silhouette économique de la revue :
– du côté des dépenses : droits d’auteurs et frais de reproduction le cas échéant mais, plus basiquement, frais de gestion courante (frais postaux, papeterie, cartouches imprimante, etc.) ; frais de promotion : soirées de lancement, participation à des manifestations et salons, mailings.
– du côté des recettes : pour le lancement d’une revue, les subventions sont rares. Il faut donc échafauder un plan de financement qui tienne compte de cette réalité et alimenter le projet en recettes propres. Les membres de l’association peuvent être les premiers argentiers de leur revue. Mais le dynamisme de la revue peut se marquer d’une autre manière : la publication d’un numéro zéro, test en grandeur nature et récolte initiale d’argent pour la suite, ou le lancement d’une souscription qui permettra d’amorcer le financement du projet.
Aucune réponse qui vaille pour toutes les revues quant au mécénat et à la publicité : il n’existe aucun mécénat constitué en direction des revues, ce qui ne veut pas dire que des rencontres propices ou des circonstances particulières ne peuvent pas se présenter. Du côté de la publicité, les tirages des revues restent souvent trop modestes pour séduire un potentiel annonceur. Ici encore des circonstances spécifiques peuvent se révéler favorables : dossier autour d’un auteur qui peut retenir l’attention de son éditeur, de son galeriste… L'accord se nouera plus sur le mode de l’échange que sur une facturation directe.


Faire connaître sa revue

Le référencement
- Adresser un exemplaire du premier numéro de la revue à Ent’revues : elle sera immédiatement référencée dans leur annuaire en ligne, quotidiennement actualisé.
Par ailleurs, la Revue des revues de l'association chronique de nombreuses revues nouvellement créées.
- Place des revues : site participatif (actualisable par les administrateurs), créé et hébergé par la fondation de la Maison des Sciences de l’Homme (FMSH), il permet de modifier rapidement toutes les informations concernant les revues et d’annoncer les nouvelles parutions.

Les services de presse
Rares sont les journaux ou les magazines qui se font encore l'écho des revues.
 
Un certain nombre de sites et divers blogs accueillent volontiers l’actualité des revues.
 Un certain de nombre de revues offrent une rubrique du type « revue des revues ».
Face à ce paysage morose, il faut organiser des répliques. Quelques pistes :
– Le Matricule des anges, magazine consacré au meilleur de la littérature actuelle, propose des notes de lectures sur les revues.
– Recours au poème, revue électronique hebdomadaire, développe une riche « revue des revues »
– Poézibao, le journal permanent de la poésie conçu et animé par Florence Trocmé, signale la parution des revues qui lui sont adressées. Plus rarement, elle leur consacre un article à part entière.
Critique d’art, la revue éditée par Les Archives de la critique d’art, rend compte de l’activité éditoriale, dont les revues, dans le domaine des arts plastiques.
Sciences humaines, ce magazine destiné à un large public, contient une rubrique régulière consacrée aux dernières livraisons de revues.
– Le Monde diplomatique offre un large panorama de l’activité revuiste par de brèves notices.
La Nouvelle Quinzaine littéraire signale, sans leur consacrer de chroniques développées, un certain nombre de parution de revues.
Cette liste est loin d’être exhaustive.


Internet, développement d’un réseau et portails
Désormais toutes les revues disposent d’un site internet plus ou moins élaboré: il doit être un moteur de visibilité et surtout une « tête chercheuse ». En multipliant les liens vers les sites amis, les revues proches, les associations, il permet à la revue d’intégrer un réseau qui, en retour, lui assure une visibilité accrue à l’intérieur d’une communauté virtuelle.
 Lettres et annonces électroniques autour de la revue et de ses événements, page Facebook et compte twitter complètent ce dispositif de promotion.
 Bien entendu, la participation à des portails (pour les revues de sciences humaines) est un accélérateur de visibilité et un outil de commercialisation.
Deux portails animés par des philosophies différentes se consacrent aux revues de sciences humaines :


Revues.org, qui accueille des publications universitaires très pointues (quelques-unes créées directement sur le portail), est animé par le principe de la gratuité et de la libre circulation des savoirs.

– cairn.info est plus ouvert aux revues culturelles au sens large. Les publications y sont regroupées par bouquets thématiques, c’est un site de vente : abonnements, numéros, vente à l’article selon des modalités de barrière mobile variable.


Les actions de promotion
- Organiser des soirées de lancement dans un café ou dans une librairie.
- Produire un événement commun avec quelques revues aux mêmes affinités.
- Etre présent dans des Salons (même si le ratio économique d’une présence à ces manifestations est loin d’être négligeable). Beaucoup de régions – Ile-de-France comprise – déploient au Salon du Livre de Paris de larges stands où elles accueillent des éditeurs indépendants et actifs sur leur territoire ; les autres grands rendez-vous nationaux sont Le Marché de la poésie et le Salon de la revue.


– Le Marché de la poésie, organisé par l’association Circé, se tient traditionnellement au mois de juin, place Saint-Sulpice à Paris. Il affiche régulièrement complet, il faut donc se manifester très tôt.

– Le Salon de la revue, organisé par Ent’revues, se tient mi-octobre à l’Espace d’animation des Blancs-Manteaux (Paris 4e) : la campagne d’inscription commence début mai.


L’Autre livre, organisé par l’association du même nom, est ouvert à toutes les thématiques. Depuis quelques années, il se déploie à l’Espace d’animation des Blancs-Manteaux à la fin du mois de novembre. Il donne la priorité aux adhérents de l’association.
– Le Salon du Livre de Sciences Humaines (pour l'instant suspendu) organisé par la Fondation Maison des Sciences de l’Homme se déroule fin novembre. Il accueille les éditeurs institutionnels mais aussi les éditeurs privés et les petits éditeurs de sciences humaines.

– Le Salon light, organisé en automne par le Centre National de l’Edition et de l’Art Imprimé (CNEAI) rassemble les éditeurs d'art alternatifs, novateurs.
Les sites des structures régionales du livre répertorient tous les rendez-vous en région.


Les échanges publicitaires
Gratuit et fécond, ce procédé d'échange de publicités entre revues mérite d’être activé.


Bibliothèques
Il est très difficile pour les revues de pénétrer dans les bibliothèques/médiathèques (généralistes) qui se retranchent derrière leur mission de lecture publique (leur offre doit correspondre à la demande supposée des lecteurs), leurs contraintes budgétaires (souscrire un nouvel abonnement peut conduire à en suspendre un autre). La notion de périodiques englobant toutes sortes de publications en série (journaux, magazines) prive les bibliothèques d’une appréciation juste du rôle des revues.
Répertoire des grandes bibliothèques françaises établi par l’Association des directeurs de bibliothèques.
Les soixante bibliothèques parisiennes : bibliotheque.equipement.paris.fr
Les structures régionales du livre proposent sur leur site l’annuaire des bibliothèques de leur région.
Les bibliothèques développent d’importants programmes d’actions culturelles : un numéro de revue mono-thématique peut correspondre à un axe d'action culturelle.
Si une bibliothèque souscrit un abonnement à une revue, c’est, la plupart du temps, par l’intermédiaire d’une agence qui transmet la commande. Parmi les plus importantes : Ebsco (société américaine), Zwets (anglo-néerlandaise), France-Publications.
Beaucoup de revues proposent des tarifs d'abonnement différents selon que les abonnés sont des personnes individuelles ou des institutions.


Librairies
Les revues ne sont pas faciles à vendre en librairie : réfléchir au format de la revue pour faciliter sa présentation, à ce qu'elle ait un dos carré, un code barre ; veiller à prendre rendez-vous avec les libraires par avance.
Moins d’une centaine de librairies offrent un éventail significatif de revues contemporaines.
 Il est possible de les repérer et de les contacter en feuilletant quelques revues (ou leur site) de même type : elles publient souvent la liste de leurs points de vente.


Elargir la prospection :
–  Associations de libraires selon leurs spécialités sur le site du Syndicat de la librairie française. Site dédié aux associations de libraires dans la plupart des régions de France.


– Rue des livres est un site très complet – et périlleux – à utiliser

– Le groupement de libraires Initiales réunit une quarantaine des meilleures librairies françaises : www.initiales.org/


– 10 librairies très dynamiques de l’Est parisien ont créé un collectif et un portail : www.librest.com


– Le CNL décerne le label LIR pour reconnaître et valoriser le travail des librairies indépendantes. Liste des librairies labellisées : www.centrenationaldulivre.fr/fr/libraire/lr_un_label_de_reference/librairies_labellisees


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