CYCLE "EN REVUES"

 

Estrangemental / Philip K. Dick :
les relations entre anthropologie et science-fiction

Présentation du numéro 29 de la revue Gradhiva 

 

Avec Pierre Déléage et Emmanuel Grimaud, coordinateurs du numéro

 

Samedi 21 septembre 2019 à 17 heures
Librairie Michel Descours 31 rue Auguste-Comte 69002 Lyon

 

Entrée libre
Réservations recommandées : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.

 

 

 

 

  

Ce monde en cache-t-il un autre ? Et si notre réalité déréglée n’était qu’une réalité parmi d’autres, encore plus défaillantes ? Et que faire quand il ne restera plus aucun monde ou que nous les aurons tous traversés ? Le soupçon sur la nature de la réalité et sur ce qu’elle pourrait camoufler est au coeur de l’oeuvre de l’écrivain de science-fiction Philip K. Dick, mais aussi au point de départ de nombreuses enquêtes d’anthropologues sur la sorcellerie, la magie ou la divination. Dès lors qu’est-ce que les anthropologues ont à apprendre de la lecture de Philip K. Dick et comment penser la relation entre anthropologie et science-fiction ?

Ce numéro de Gradhiva comprend un texte inédit en français de Philip K. Dick.

 

 

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Sommaire du dossier Estrangemental :

 

  • Introduction.  Anomalie. Champ faible, niveau légumes

    Par Pierre Déléage et Emmanuel Grimaud

  • Cosmogonie et cosmologie par Philip K. Dick, traduit par Hélène Collon

  • La singularité fantôme. Hypnose, chasse aux spectres et cybernétique de la transmigration

    à Calcutta par Emmanuel Grimaud

  • Convergence en astrobiologie. Expérimentation contrefactuelle dans les sciences et les arts par Istvan Praet

  • L’amour d’air au Japon. Rituels de rencontre avec des voix venues d’ailleurs par Agnès Giard

  • L’incognoscible maître de la réalité par Arnaud Esquerre

  • Divergence technologique. Chamanisme et numérisation en Amazonie par Pedro de Niemeyer Cesarino

  • « La Faillite de l’imagination ». De l’existence scientifique de la sphère de Dyson par Julien Wacquez

  • Manhattan Transfer. Benjamin Lee Whorf diffracté par Philip K. Dick par Pierre Déléage

  • L’Histoire qui met fin à toutes les histoires pour l’anthologie d’Harlan Ellison.

    Dangereuses visions par Philip K. Dick. Traduction : Emmanuel Jouanne, revue par Hélène Collon

 

 

 

A propos de la revue :

Fondée en 1986 par Michel Leiris et Jean Jamin, Gradhiva est publiée par le musée du quai Branly pour sa nouvelle série. Elle se veut un lieu de débats sur l'histoire et les développements actuels de l'anthropologie fondés sur des études originales et la publication d'archives ou de témoignages. Elle privilégie aussi l'étude et l'analyse d'objets réels ou symboliques ainsi que des problématiques muséologiques et anthropologiques. Surtout, elle est ouverte à de multiples disciplines : l'ethnologie, l'esthétique, l'histoire, la sociologie, la littérature ou encore la musique. 

 

 

 

 

 

 

 

par Catherine Goffaux

 

Le 23 mai, Frédéric Jars, qui collabora un temps à Entropia, la revue d'étude théorique et politique de la décroissance, aujourd'hui disparue, accueillait de façon très attentive Ronan David et Fabien Lebrun, membres du collectif Illusio (quatre ou cinq permanents, bénévoles), venus de Caen et de Nantes, à l'invitation de Livraisons, Festival de la revue, pour présenter au Bal des Ardents le n°18 de leur revue au titre éponyme. Leur collectif est le lieu d'une élaboration critique hétérogène. Entre autres luttes, il a soutenu activement la mobilisation contre la loi El Khomri.

 

 

 

Fred Jars leur a donné pour le n° 18 une contribution intitulée: « 'Oh you ! Pretty things', sur les enfants, le virtuel et la société marchande », mais c'était la première fois qu'ils se rencontraient.

Illusio, la revue, a été fondée en 2004 et compte 11 livraisons. Si le dernier numéro est le 18, c'est qu'il y a eu plusieurs numéros doubles. 

 

par Catherine Goffaux

 

 

La revue L'Allume-feu est arrivée par la poste. Pas de triche jusque-là, bien que « La triche » soit le thème de ce numéro 2 sorti en février de cette année. « Il n'y a pas de règles en littérature », dit l'éditorial écrit à plusieurs mains. De qui, ces mains ?

Quand sur la toile, on appelle l'un des premiers noms, celui de Léantin Moras-Bavette, rien ne sort, n'écrirait-il que dans L'Allume-feu ? Attention, il revendique dans le texte d'ouverture l'usage de plusieurs pseudonymes. Passons au suivant, Matthieu Rabaud : quand on le recherche sur la toile, arrive un directeur de Pizza Hut, et si l'on affine en recherchant « Matthieu Rabaud, écrivain », il en existe bien un, qui, selon le « Plus d'images », aimerait Stefan Zweig et Roland Barthes par Roland Barthes. Si l'on poursuit avec « Matthieu Rabaud, poète », revoici Stefan Zweig mais Barthes a disparu, et apparaît la couverture de la revue Poésie 1. Son texte ne lève pas le possible « voile de l'imposture ». Gaëlle Vatimbella, elle, existe bien puisqu'elle a participé à une lecture aux Nouveautés, une librairie parisienne de la rue du Faubourg-du-Temple. Y a-t-elle lu « Virgile ou la disparition », le texte qu'elle a donné à ce numéro ? Rémi Baille, le directeur de la publication selon l'ours, celui-là doit exister pour de vrai : il fallait bien que quelqu'un déclare la revue, se procure un Issn et aille chez l'imprimeur. L'un de ses textes est le récit d'une supercherie. Apparemment, il serait étudiant, secrétaire en 2017 du jury du Prix du roman écologique où siège aussi Alexis Jenni. Le site de la revue Esprit indique que sa biographie n'est pas encore disponible !  Prenez garde romanciers écologistes, avec lui, les « demi-mots ne valent rien ».

 

 

 

Dans le cadre du cycle consacré aux revue, l'association Livraisons invite la revue

 

ILLUSIO

 

Avec Ronan David et Fabien Lebrun

 

Jeudi 23 mai 2019 à 19 heures
Librairie Le Bal des ardents 17 rue Neuve 69001 LYON

 

Entrée libre

 
 
 

Illusio est une revue pluridisciplinaire à la croisée de la théorie politique, de la philosophie sociale et de la sociologie critique. Ses réflexions et ses publications se concentrent principalement sur les théories critiques du capitalisme, s’inscrivant au sein d’une tradition sociologique et philosophique initiée par Marx, reprise et altérée par l’École de Francfort, le freudo-marxisme, les situationnistes, des penseurs de l’écologie politique, de la philosophie morale et de la technique, la critique de la valeur, etc. Le collectif Illusio se propose d’actualiser la théorie critique et de participer à l’élaboration d’une critique radicale du capitalisme contemporain. 

Lors de cette soirée, des membres du collectif Illusio présenteront le dernier numéro de la revue consacré à l’enfance au temps de l’humanité superflue à partir de la lecture de quelques extraits de textes figurant dans le numéro. Mais cette soirée sera aussi l’occasion de découvrir d’autres activités éditoriales du collectif à savoir : les 4 volumes de la revue qui ont été consacrés à la théorie critique de la crise et qui ont rassemblé de nombreux intellectuels proches de l’école de Francfort. 
La correspondance entre Theodor Adorno et Siegfried Kracauer parue aux Editions du Bord de l’Eau.

 

 
 
 
 
 

 

par Catherine Goffaux

Je viens de faire une relecture et correction du mémoire de fin d'études d'une jeune fille s'apprêtant à chercher un poste dans les ressources humaines. Je suis consternée... J'aimerais oser lui donner à lire Chiche Capon, revue poético-laborieuse, dont le premier numéro, consacré au travail, vient de paraître.

Il est le fruit des rencontres hebdomadaires, 4 ans durant, d'un trio composé de Delphine Alleaume, Flavie Cournil et Frédéric Bancel. La forme revue est le prolongement naturel de leur pratique de réflexion commune sur le monde et la matérialisation de leur volonté d'agir, à leur échelle. Le thème du travail s'est imposé tout aussi naturellement, puisqu'il était le thème essentiel de leurs discussions et de leurs lectures.

Les questions qu'ils se posaient, ils les posent à d'autres – aucun des trois n'a écrit dans ce numéro – qui sont sociologue, philosophe, psychologue, économiste, linguiste, artiste... Ainsi se succèdent une compilation de textes théoriques et contemporains « qui alimentent [leur] humeur entêtée » (Dominique Méda, Agnès Vandevelde-Rougale, Danièle Linhart, Richard Sobel... Bernard Stiegler, dont ils ont fréquenté l'académie d'été), des reproductions de textes anciens (Hannah Arendt, Nietzsche), une histoire du temps de travail, une remise en cause de l'étymologie du mot « travail », des témoignages d'étudiants en école d'architecture, un « récit du travail ». Et aussi des propositions plus sensibles, plus littéraires : un extrait de Travaux du trimardeur Georges Navel, un extrait d'un livre en cours d'Éric Meunié, le très drôle entretien d'embauche de Louis Pâris, « L'Éclair » de Rimbaud, un poème écrit en 1846 par un ouvrier tisserand et l'allégorie du scarabée bousier qui ouvre le volume, juste après l'éditorial. Une constellation de textes aux points de vue différents et de relations d'expériences. Parce que, dit le trio, le travail, c'est quelque chose sur quoi tout le monde, et pas seulement les professionnels de la profession, a quelque chose à dire, y compris ceux qui en sont privés.

Comme l'a relevé Paul Ruellan qui les interrogeait au Bal des Ardents mercredi 21 novembre, les trois directeurs éditoriaux se sont « ressaisis du travail pour ne plus être en lutte avec lui ». Il n'est pas certain qu'ils soient parvenus à ne plus être en lutte avec le travail tel qu'il est désormais, privé de sens, en crise et soumis à l'idéologie managériale, mais il est certain qu'ils se sont saisis du thème avec pertinence et ont « adhéré au projet de l'entreprise » !, comme il est maintenant demandé aux salariés.

Des collages d'images provenant de Tout l'univers, et qui, eux, échappent au thème choisi, ponctuent le volume ; le cahier central confié à l'artiste Camille Saint-Jacques est à la fois une reproduction de quelques-unes de ses peintures et des extraits d'un journal d'atelier où il s'attarde sur la temporalité propre au fait de peindre.

La principale qualité de Chiche Capon est son mélange de modestie et d'exigence, sa parfaite lisibilité, graphique et de contenu, qui fait que l'on aimerait la recommander à tous ceux qui se lancent dans le management et à tous ceux qui parlent en novlangue – et que ce cadre des ressources humaines d'une grande collectivité de la Région Auvergne-Rhône-Alpes dont l'interview sous couvert d'anonymat rassure, pardonne cette généralisation !

« Chiche Capon » : on pourrait croire à une expression typiquement stéphanoise, en fait, c'est une sorte de mantra que se répètent les trois héros des Disparus de Saint-Agil de Christian-Jaque, mais Delphine Alleaume, Flavie Cournil et Frédéric Bancel ne rêvent pas de partir en Amérique comme les garçons du film, ils sont résolus à continuer la revue, et sous cette forme (alors que leurs discussions auraient pu déboucher sur un projet d'exposition ou de rendez-vous publics). Refusant l'urgence permanente qui régit la société actuelle et qui paradoxalement nous ralentit, et se sachant très lents, les chiches capons ne proposent pas de formulaire d'abonnement. Faudra-t-il attendre 2022 pour lire leur numéro 2 ? Espérons que non.

Catherine Goffaux

 

  

Numéro 1 - 128 pages - 16,5 x 24 cm
400 exemplaires. Un tamponnage manuel rend chaque couverture unique.

15 € + 5 € de frais de port

Chèque à rédiger à l’ordre de Chiche Capon Éditions et à adresser à :
Chiche Capon Éditions 32 rue de la Résistance, 42 000 Saint-Étienne

Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. 06 30 36 95 34 / 06 76 29 32 92