Livraisons - festival de la revue 
3ème édition

Du jeudi 11 au dimanche 14 mai 2017
Musée des Beaux-Arts / Bibliothèque de la Part-Dieu / Musée d'Art contemporain / Musée Gadagne

 

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par Catherine Goffaux

 

Jeudi 20 avril Clémentine Vidal-Naquet et Stéphanie Sauget, en un dialogue impeccable ponctué d'une projection d'images, présentaient la revue Sensibilités Histoire critique et sciences sociales au Bal des Ardents à l'invitation de Livraisons – des revues en Rhône-Alpes. Clémentine fait partie du comité de rédaction, Stéphanie est historienne, enseigne à l'université de Tours François Rabelais.

Pourquoi avoir choisi ce médium ? Clémentine et Stéphanie répondent, parce que les champs sont à construire dans une exploration au long cours et une remise en question constante.

Qu'il y a-t-il d'excitant dans l'activité de revuiste ? Elles répondent, le sentiment d'appartenance à un groupe de personnes complémentaires, l'approche réflexive, une dimension de plaisir et de curiosité.

Les réflexions des chercheurs que réunit Sensibilités ont été mûries en amont par les travaux de leurs aînés et maîtres... Alain Corbin, Arlette Farge, Stéphane Audouin-Rouzeau, qui ont accepté, sans hésitation, de faire partie du comité scientifique pluridisciplinaire. Sensibilités est redevable aussi à des auteurs comme Thomas Dodman qui a travaillé sur les soldats français en Algérie dont la nostalgie a été considérée comme une maladie virale et fatale. Ou à Michel Pastoureau, le spécialiste de la symbolique des couleurs. Tous étaient redevables à Lucien Febvre, qui lança l'appel inaugural, « La Sensibilité et l'histoire, sujet neuf » en 1941. Alors furent engagées l'histoire des mentalités, puis celle des représentations, enfin l'histoire culturelle.

* Jeudi 20 avril, 19h: Livraisons invite la revue Sensibilités - Histoire, Critique et Sciences sociales, à la librairie Bal des ardents pour la présentation du deuxième numéro, "Les Sens de la maison". Voir ici pour plus de détails sur la revue et ici pour l'événement. Avec Clémentine Vidal-Naquet et Stéphanie Sauget.

* Le Festival de la revue aura lieu du 11 au 14 mai 2017 au Musée des Beaux-Arts (soirée inaugurale, avec Michel Crépu), à la bibliothèque Municipale, au Musée d'Art Contemporain et aux musées Gadagne. Programmation complète à venir!

À l'initiative de Livraisons, les 24 et 25 mars, cinq personnes se sont rendues à l'Abbaye d'Ardenne, près de Caen, qui abrite l'Institut Mémoire de l'Édition Contemporaine (IMEC). Récit par Catherine Goffaux.

    Nous avons été instantanément subjugués par l'Abbaye d'Ardenne, malgré le froid, le vent et le ciel gris. La commune de Saint-Germain-la-Blanche-Herbe – son nom est trop beau pour que je ne le mentionne pas – est à 67 mètres d'altitude et à quelques kilomètres de la mer.

    L'église abbatiale, qui figure le plus souvent seule sur les photographies officielles de l'Imec, se dresse au fond et à gauche d'un vaste ensemble de constructions disparates, ayant subi au fil des siècles outrage du temps, destructions révolutionnaires, occupations, et ensuite tranches successives de restauration. Mais, du cloître de l'abbaye, par exemple, ne reste plus que le vestige d'arcades sur le flanc ouest de l'église.

 

Dans le cadre du cycle bimestriel consacré aux revues, organisé par Livraisons. Des revues en Rhône-Alpes et la librairie Le Bal des ardents.

 

Présentation de la revue Sensibilités (histoire, critique et sciences sociales) et du n° 2 consacré au thème "Les Sens de la maison".


Revue éditée par Anamosa



 

 

Avec Clémentine Vidal-Naquet, membre du comité de rédaction ;

Stéphanie Sauget, contributrice du deuxième numéro.

 


Jeudi 20 avril 2017 à 19 heures
Librairie Le Bal des ardents 17 rue Neuve 69001 Lyon



Entrée libre - informations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.




A propos de la revue

 

 

Les sensibilités sont le lieu d’un attrait scientifique inédit aux quatre coins du monde. Des laboratoires de recherche se spécialisent et les ouvrages de référence s’accumulent. Il s’agit dès lors de faire exister, au coeur des sciences sociales, un espace spécifique de recherches, mais aussi de confrontation des méthodes, de relecture de travaux « classiques » ou encore d’expérimentation de modes d’expression alternatifs, qui puisse s’emparer de la question des affects et mettre ainsi en circulation les principes d’une élucidation critique du monde. Cette revue, lancée en octobre 2016 avec un volume intitulé Anatomie du charisme, vise par là à libérer la possibilité subversive de dire, penser et même faire le monde autrement.



A propos du numéro : Les sens de la maison


Seule l’absence de maison rappelle avec force combien chacun aspire intensément à son petit coin de l’univers. À ce « chez-soi » sécurisé et familier, grâce auquel se jouer des dangers de la rue et s’abstraire, ne serait-ce qu’un moment, des désordres du monde. Mais l’évidence même de ce lieu-refuge, de cet espace ô combien intime, ferait presque oublier qu’il est le produit d’une longue histoire. Qu’il est pétri d’affects, de symboles et de traditions. Que, par ailleurs, nos façons d’entrer dans une demeure, de franchir ses seuils ou de nous y enfermer, de distinguer ses pièces et d’en user de façon partagée ou privée, de nous y mouvoir et d’y recevoir, appellent bel et bien une science sociale de l’espace domestique.
Pour sa deuxième livraison, la revue Sensibilités a donc souhaité, non pas traquer la maison « en soi », mais mieux saisir les sens de la maison. Soit tout à la fois décrire l’écheveau de significations dans laquelle elle est prise, société par société, époque par époque, milieu par milieu, les sens giratoires, uniques ou interdits qui organisent la circulation en son sein, la culture sensible, enfin, forgée par telle ou telle tradition domestique. Et si, in fine, l’essence de la maison nous échappera toujours, c’est que nous n’aurons jamais sur elle qu’une perspective. Nous serons soit dedans, soit dehors. De face ou de côté. Trop près ou trop loin.
Mais puisse-t-on au moins ici faire sentir de nouveau l’étrangeté de ce lieu d’ordinaire si familier, en défaire ainsi la sereine évidence en rappelant la puissance des affects qui lui sont associés.



SOMMAIRE

Seuils, Stephan Zimmerli

Expérience

La maison d’Émilienne, Stéphane Audoin-Rouzeau

Entre 4 murs, Pome Bernos et Judith Le Mauff

Propriété interdite. La maison de Psychose, Camille Vidal-Naquet

La maison du silence, Stephan Zimmerli

Homeless/Homes, PEROU

Recherche

La maison délicieuse, Augustin Berque (géographe)

La maison des religieuses. Entre cloître, exil et foyer conjugal, Éléna Guillemard (historienne)

Home, sweet home ou inquiétant « chez-soi » ?, Stéphanie Sauget (historienne)

Enfin chez soi ou presque…. Ethnographie d’un hébergement social pour personnes âgées sans domicile, David Grand (ethnologue)

Dispute

La maison kabyle existe-t-elle ? Une entreprise fugace de reconstruction, François Pouillon & Alban Bensa

Comment ça s’écrit

Le dessous des mots, Alban Bensa