Dans le cadre du cycle bimestriel consacré aux revues, organisé par Livraisons. Des revues en Rhône-Alpes et la librairie Le Bal des ardents.

 

Présentation de la revue Sensibilités (histoire, critique et sciences sociales) et du n° 2 consacré au thème "Les Sens de la maison".


Revue éditée par Anamosa



 

 

Avec Clémentine Vidal-Naquet, membre du comité de rédaction ;

Stéphanie Sauget, contributrice du deuxième numéro.

 


Jeudi 20 avril 2017 à 19 heures
Librairie Le Bal des ardents 17 rue Neuve 69001 Lyon



Entrée libre - informations : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.




A propos de la revue

 

 

Les sensibilités sont le lieu d’un attrait scientifique inédit aux quatre coins du monde. Des laboratoires de recherche se spécialisent et les ouvrages de référence s’accumulent. Il s’agit dès lors de faire exister, au coeur des sciences sociales, un espace spécifique de recherches, mais aussi de confrontation des méthodes, de relecture de travaux « classiques » ou encore d’expérimentation de modes d’expression alternatifs, qui puisse s’emparer de la question des affects et mettre ainsi en circulation les principes d’une élucidation critique du monde. Cette revue, lancée en octobre 2016 avec un volume intitulé Anatomie du charisme, vise par là à libérer la possibilité subversive de dire, penser et même faire le monde autrement.



A propos du numéro : Les sens de la maison


Seule l’absence de maison rappelle avec force combien chacun aspire intensément à son petit coin de l’univers. À ce « chez-soi » sécurisé et familier, grâce auquel se jouer des dangers de la rue et s’abstraire, ne serait-ce qu’un moment, des désordres du monde. Mais l’évidence même de ce lieu-refuge, de cet espace ô combien intime, ferait presque oublier qu’il est le produit d’une longue histoire. Qu’il est pétri d’affects, de symboles et de traditions. Que, par ailleurs, nos façons d’entrer dans une demeure, de franchir ses seuils ou de nous y enfermer, de distinguer ses pièces et d’en user de façon partagée ou privée, de nous y mouvoir et d’y recevoir, appellent bel et bien une science sociale de l’espace domestique.
Pour sa deuxième livraison, la revue Sensibilités a donc souhaité, non pas traquer la maison « en soi », mais mieux saisir les sens de la maison. Soit tout à la fois décrire l’écheveau de significations dans laquelle elle est prise, société par société, époque par époque, milieu par milieu, les sens giratoires, uniques ou interdits qui organisent la circulation en son sein, la culture sensible, enfin, forgée par telle ou telle tradition domestique. Et si, in fine, l’essence de la maison nous échappera toujours, c’est que nous n’aurons jamais sur elle qu’une perspective. Nous serons soit dedans, soit dehors. De face ou de côté. Trop près ou trop loin.
Mais puisse-t-on au moins ici faire sentir de nouveau l’étrangeté de ce lieu d’ordinaire si familier, en défaire ainsi la sereine évidence en rappelant la puissance des affects qui lui sont associés.



SOMMAIRE

Seuils, Stephan Zimmerli

Expérience

La maison d’Émilienne, Stéphane Audoin-Rouzeau

Entre 4 murs, Pome Bernos et Judith Le Mauff

Propriété interdite. La maison de Psychose, Camille Vidal-Naquet

La maison du silence, Stephan Zimmerli

Homeless/Homes, PEROU

Recherche

La maison délicieuse, Augustin Berque (géographe)

La maison des religieuses. Entre cloître, exil et foyer conjugal, Éléna Guillemard (historienne)

Home, sweet home ou inquiétant « chez-soi » ?, Stéphanie Sauget (historienne)

Enfin chez soi ou presque…. Ethnographie d’un hébergement social pour personnes âgées sans domicile, David Grand (ethnologue)

Dispute

La maison kabyle existe-t-elle ? Une entreprise fugace de reconstruction, François Pouillon & Alban Bensa

Comment ça s’écrit

Le dessous des mots, Alban Bensa

 

 

 


En partenariat avec l’association « Livraisons. Des revues en Rhône-Alpes », la classe de LS3 (hypokhâgne) du Lycée Edouard Herriot réalise cette année pour la première fois une revue étudiante de recherche et de création : Seuils. Son premier numéro sera consacré à l’expérience de la ville. Vous y trouverez, notamment : des routes multiples pour rencontrer l’Histoire au détour du chemin, le témoignage d’un pavé, du hip-(h)opéra, un long tunnel blanc, Carthage dans le texte (condita delendaque), une machine à remonter le temps, des poèmes, des photographies, des films…  

La revue sera présentée le dimanche 14 mai, au Musée Gadagne, dans le cadre du Festival de la revue qui se déroule chaque année à Lyon. Elle prendra la forme d’un site internet, mais aussi d’une publication papier.

Pour cela, nous avons besoin de votre aide : en commandant par avance votre exemplaire de Seuils (n° 1 « En ville ») pour 5 euros, vous permettez à ce projet d’exister !  

Merci d'envoyer vos nom et adresse ainsi que votre règlement par chèque, à l’ordre de la "Maisons des Lycéens Édouard Herriot" (avec votre nom au dos du chèque) à Philippe Manevy, professeur, Lycée Edouard Herriot, 6 place Edgar Quinet, 69006 Lyon.

 

 

  

 


La revue De(s)générations est invitée par la Maison de la poésie - Paris, 
le vendredi 3 mars 2017 à 19 heures.

Rencontre / Lecture avec Michaël Batalla, Jean-Christophe Bailly et Stéphane Bouquet, 
animée par Philippe Roux, directeur de la revue.


Passage Molière 157 rue Saint-Martin 75003 Paris
Tarif : 5 euros / gratuit pour les adhérents

 

RESERVATIONS

 

 

 

 

Le jeudi 2 février, à la librairie Le Bal des ardents, a eu lieu la présentation d'une nouvelle revue, Transbordeur photographie – histoire – société, par Véronique Yersin, directrice des éditions Macula, qui éditent cette revue, et Christian Joschke, codirecteur de Transbordeur. Ils ont dialogué avec Roger-Yves Roche, maître de conférences à l'université Lyon 2.

Christian Joschke a expliqué pourquoi la naissance d'une revue scientifique papier n'est pas un événement banal, les pressions en faveur d'une revue numérique, sans éditeur, étant actuellement très fortes. Or, Olivier Lugon et lui-même voulaient absolument faire une revue papier d'histoire de la photographie, leur domaine de spécialité. Ils ont, dans un premier temps, appris que la Ville de Genève souhaitait soutenir des projets en lien avec la photographie. Dans un second temps, ils ont rencontré Véronique Yersin. Pour les éditions Macula, qu'elle dirige depuis 2010, publier une revue papier aujourd'hui, c'est comme un retour aux sources.


Interroger Thomas Brückert et Hugo Dallacosta, le 20 octobre, à la librairie Le Bal des Ardents, ne fut pas un exercice trop difficile pour Paul Ruellan, puisqu'il a appartenu au comité de rédaction de Spécimen jusqu'au numéro 6. Le numéro 9 qu'ils ont présenté ce soir-là est simultanément le dernier numéro paru et le dernier des numéros à paraître. En le composant, l'équipe s'est rendu compte qu'elle mettait de plus en plus de temps à éditer un numéro : « arrive un moment où l'engagement diminue, alors il vaut mieux laisser les choses en l'état... Pourquoi faire un mauvais numéro 10 ? » Ni schisme ni de querelle... s'ils arrêtent, c'est simplement que tous étaient étudiants à l'Ens-Lyon – leurs sujets d'études étaient les mêmes que ceux sur lesquels ils écrivaient –, qu'ils disposaient de davantage de temps quand ils étaient en master, qu'ils ont désormais des occupations qui les requièrent ailleurs.